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L’ILE Ô BAMBINS (ORTHEZ, 64)

Quatre nounous se regroupent à Orthez : une première en Béarn

samedi 19 février 2011, par Maryvonne

L’île ô bambins est une maison d’assistantes maternelles : un mode d’accueil des 0 à 6 ans entre crèche et garde individuelle. Quatre Orthéziennes ont osé l’aventure.

Mélanie Larrieu, Sandra Austry, Christine Carratié et Sylvie Bricnet (absente de la photo) ont investi dans l’ouverture de cette « MAM » : loyer, assurances... « L’Île ô bambins » a un coût, mais offre des conditions de travail que les quatre jeunes femmes estiment appréciable : solidarité, regroupement des enfants pour les jeux... © A.P.

L’île ô bambins est une maison d’assistantes maternelles : un mode d’accueil des 0 à 6 ans entre crèche et garde individuelle. Quatre Orthéziennes ont osé l’aventure.

Après dix années d’expérimentation, en Mayenne d’abord puis dans huit autres départements, une loi a autorisé en juin dernier la création de « maisons d’assistantes maternelles » : une formule qui permet à quatre nounous agréées maximum de se regrouper en un lieu unique, pour s’occuper des enfants dont elles ont la charge.

Et dans le département, c’est à Orthez que la première « MAM » verra vraisemblablement le jour, dans un mois. Les quatre jeunes Orthéziennes qui tentent l’aventure n’attendent plus pour démarrer leur activité que la visite de la PMI (1), laquelle doit approuver leurs installations (barrières de sécurité, etc.).

Dans leur « Ile ô Bambins », grande maison de plain-pied qu’elles ont dégoté rue Lapeyrère, juste en face du stade de rugby, Mélanie, Sandra, Christine et Sylvie proposeront donc un mode de garde « en équipe ».

Chacune des quatre nounous a la charge de trois enfants, comme la plupart des assistantes maternelles. Mais elles partagent les lieux de vie : trois salles de jeux, un grand jardin... « Et grâce au principe de délégation d’accueil, avec l’accord des parents, les enfants peuvent être confiés à une des trois autres assistantes maternelles sur une plage horaire, » explique Sandra. « Cela permet par exemple à une des nounous d’emmener les ’grands’ à une activité au relais d’assistantes maternelles, pendant que les autres veillent sur la sieste des petits. Les parents savent en nous confiant leur enfant qu’il est gardé par une équipe. » Autre avantage, Lorsqu’une nounou est malade, les trois autres préviennent la PMI et se répartissent ses petits.

6 h 15 - 21 heures

« Et puis, ce mode de garde offre du collectif, un peu comme en crèche, mais sans les dortoirs - ici ils sont trois par chambre au maximum - et avec une amplitude horaire bien plus vaste, détaille Christine. Nous nous ajusterons en fonction de ce que demanderont les parents, qui restent nos employeurs, mais à quatre, nous nous donnons les moyens d’accueillir les enfants entre 6 h 15 et 21 h 30, en semaine. »

Là où le bât blesse, c’est qu’un tel cadre de travail a un coût : les quatre nounous doivent aussi se partager le loyer de la maison aux 150 m2, payer de multiples assurances... Et ni la Ville, ni la communauté de communes qui a la compétence « assistantes maternelles » n’ont aidé ces jeunes femmes à s’installer, comme certaines communes rurales le font pourtant ailleurs en France. « Nous ne sommes pas accompagnés par la CAF pour ces initiatives privées, » explique simplement le président de la CCCO Michel Labourdette.

Du coup, c’est sur leurs tarifs que les quatre nounous de la MAM répercutent ces investissements. « Nous sommes 20 à 30 centimes horaire plus chères que la moyenne des assistantes maternelles sur Orthez », reconnaissent-elles. Ce qui ne les a pas empêchés de trouver des parents intéressés. Il ne reste déjà plus que trois places à prendre à l’Île ô bambins.

(1) PMI : protection maternelle infantile

MAM au 84 rue Lapeyrère. Contacts : Christine, 59 67 89 38 ; Sandra, 05 59 65 30 86 ; Mélanie, 06 82 58 80 48 ; Sylvie, 05 59 65 14 56.

>> Intégrer des enfants handicapés

Les quatre nounous de l’Île ô bambins, fortes de leurs expériences et formations (Mélanie est éducatrice spécialisée, Sylvie possède un BEP sanitaire et social...), ont créé une association éponyme afin de favoriser l’intégration de jeunes enfants en situation de handicap en milieu ordinaire.

Source : La République des Pyrénées.fr