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LES P’TITES FRIPOUILLES (Beauvais, 60)

Elles créent la 1re maison d’assistantes maternelles

vendredi 1er octobre 2010, par Maryvonne

C’est au 105, avenue Marcel-Dassault qu’ouvrira courant octobre la première maison d’assistantes maternelles (MAM) de l’Oise. Un système de garde novateur prévu par la loi du 9 juin 2010, à mi-chemin entre la crèche collective et la maison de la nounou. Le principe : des assistantes maternelles se réunissent sous le même toit et travaillent ensemble.

Chacune d’elles signe un contrat avec les parents de l’enfant qui lui est confié mais, grâce à la délégation de surveillance, l’une ou l’autre peut prendre en charge temporairement le bout de chou habituellement gardé par une collègue.

Bien pratique pour les parents, lorsque, en cas de maladie par exemple, la nounou attitrée est défaillante. Pour les assistantes maternelles, c’est aussi le moyen idéal de rompre leur isolement.

A Beauvais, l’initiative originale revient à trois ex-salariées de l’entreprise Bosch, fermée fin juin dernier. « Le concept de maison d’assistantes maternelles nous avait été présenté en cellule de reconversion, se souvient Annabelle Brunel. On a décidé de creuser l’idée. » « On travaillait dans le même service logistique depuis douze ans. On a eu envie de poursuivre l’aventure ensemble », ajoute Laetitia Faessler.

Cela fait un an que les trois collègues, organisées en association baptisée les P’tites Fripouilles, travaillent sur le projet.

« Nous nous sommes rendues dans la Mayenne et le Calvados pour voir les différents modes de fonctionnement des MAM », raconte Laurence Bocquet. Il a fallu suivre la formation de soixante heures d’assistante maternelle, engager les démarches d’agrément par le conseil général (NDLR : chacune pourra garder deux enfants) et trouver la maison.

Elles auraient aimé la trouver en milieu rural, où existe un besoin important en structures de garde d’enfants, mais cela ne s’est pas fait. Avec ses 160 m2 et son jardin, sa proximité du parc Marcel-Dassault, idéale pour les promenades, la maison que les trois futures « assmat » louent désormais en ville offre un confort qui devrait être apprécié des enfants comme des parents. Elles ont investi une partie de leurs indemnités de départ dans son aménagement et l’achat de jouets, matelas et électroménager pour la cuisine.

« Les frais d’entretien réglés par les familles seront mis en commun pour faire face aux frais de fonctionnement », détaille Laurence. La mutualisation des moyens permettra également de diversifier l’offre d’activités aux enfants. « Il y en a une qui est plus peinture, l’autre qui adore faire la cuisine, explique Annabelle. A trois, on a plus d’idées ! »

Source : Le Parisien.fr le 10 Septembre 2010

BEAUVAIS Les nounous veulent d’autres bébés

Installées, depuis le 4 octobre, trois ex-salariées de Bosch, ont formé la première Maison d’assistantes maternelles (MAM) de Picardie. Pour l’instant, elles n’accueillent que quatre bébés et financièrement les débuts sont un peu difficiles.

« Ah ! Il faut s’accrocher pour ouvrir sa Maison d’assistantes maternelles (MAM) », prévient Laurence Bocquet, avec un petit sourire.

Un an et demi, c’est le temps qui l’aura fallu à Annabelle Brunel, Laurence Bocquet et Laetitia Faessler, anciennes salariées de l’entreprsie Bosch, pour monter leur Maison d’assistantes maternelles, avenue Marcel Dassault.

Une première en Picardie. « Ça été très long, car il y a beaucoup de démarches à réaliser auprès du conseil général », racontent entre les cris stridents de Gaston, ces trois copines, anciennes salariées de Bosch. Sans compter le logement à trouver. « Certains propriétaires craignaient que les enfants cassent tout dans la maison. Dans le Calvados et la Mayenne, des communes mettent des locaux à la disposition des MAM. Nous, ça n’est pas le cas, nous avons un loyer et des charges à donner tous les mois. » « Entre 500 et 600 euros de salaire par mois »

Maintenant, le trio dispose d’un appartement de 167 m2. À l’intérieur : une grande salle de jeu. À gauche de l’entrée, la cuisine. Deux chambres et une salle de bain.

Elles ont investi près de 10 000 euros pour le matériel, l’aménagement des locaux, grâce notamment à leurs indemnités de licenciement. Leur seule aide, un chèque de la fondation Olivier Dassault. « Dans d’autres départements, les Maisons d’assistance maternelle reçoivent des subventions de la Caf et les collectivités territoriales. Mais il faut au moins un an d’expérience... » Ce qui n’est pas encore leur cas. « Nous n’avons donc pas encore tout acheté. Nous attendons un peu », précise Laetitia.

Financièrement, les trois assistantes maternelles ne s’y retrouvent pas vraiment. « Pour l’instant, on ne gagne presque rien. Entre 500 et 600 euros chacune par mois », soupire Laetitia. Les trois femmes viennent tout juste de démarrer et n’ont pour l’instant que quatre bébés en garde. Elles ne peuvent pas s’occuper de plus de deux enfants chacunes, car elles ne disposent que de deux agréments . « Nous devrions prochainement obtenir par le conseil général le reste de nos agréments, à savoir quatre par assistante, détaille Annabelle. Il nous faut attendre six mois d’expérience. »

En janvier, elles devraient avoir six enfants au minimum « Il nous faudrait trois enfants chacunes à temps plein pour nous en sortir financièrement, juge Laetitia. Et pourtant ce ne sont pas les demandes qui manquent à Beauvais. « Il y a une saturation dans les crèches municipales », affirment les trois assistantes maternelles.

Célina Bureau , la maman du petit Gaston confirme : « À 6 mois de mon accouchement, j’ai fait une demande dans une crèche à Beauvais. J’étais loin sur la liste d’attente. Je me suis donc orienté vers la MAM ». Céline voulait que son fils soit dans une structure collective et non seul chez une nourrice. « C’est important qu’il soit entouré d’autres enfants pour être bercé dans des règles collectives. » La maman le laisse 5 jours par semaine à la MAM. Et compte bien le laisser à l’avenir. Car comme dans les crèches, les demandes affluent déjà à la Mam, avenue Dassault, pour avril et septembre 2011.

ELISE KERGAL

Source : Le Courrier picard