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LES ENFANTS D’ABORD (Vitry-en-Artois,62)

Une maison d’assistantes maternelles a ouvert ses portes Un nouvel accueil pour les petits

mercredi 1er septembre 2010, par Maryvonne

Depuis septembre, Les enfants d’abord accueille des petits Vitryens de 0 à 3 ans, pris en charge par trois assistantes maternelles motivées. Elles se sont lancées dans l’aventure il y a neuf mois et ne le regrettent pas

Le concept existait déjà ailleurs mais n’est applicable dans le secteur de Vitry, que depuis quelques mois. Une MAM, maison d’assistantes maternelle, vient d’ouvrir ses portes rue de Douai.

Comme son nom l’indique, elle y regroupe trois assistantes maternelles qui se sont lancées dans l’aventure il y a neuf mois. Aujourd’hui, Isabelle, Séverine et Gaëtane se félicitent de la naissance de ce beau projet et de cette concrétisation tant attendue. Elles accueillent, en moyenne, huit enfants en bas âge chaque jour de la semaine, du matin jusqu’en début de soirée et prennent plaisir à travailler ensemble dans leur local baptisé Les enfants d’abord.

Une histoire de famille

Tout a commencé lorsqu’Isabelle et Séverine Macaigne, sa fille, ont souhaité travailler ensemble. Toute deux exercent la même profession et avaient à charge plusieurs enfants. « Plutôt que de travailler chacune à notre domicile, nous avons demandé un agrément qui nous permettait de nous retrouver de temps en temps. Nous nous sommes vite aperçues que c’était plus compliqué qu’on ne le croyait », raconte la mère.

Les deux femmes ont pensé à la Mam : une structure qui leur permettrait d’avoir leur propre local et de mutualiser leurs compétences. Structure associative, la Mam de Vitry-en-Artois loue un local que ses membres ont entièrement rénové et mis aux normes pour accueillir des enfants de 0 à 3 ans. « C’est sans doute ce qui a été le plus facile : trouver le local, se souvient Isabelle. C’est un ancien bar irlandais qui appartient à un ami de la famille. Il y avait quelques années que l’endroit était fermé et ne servait à rien. Nous avons gentiment posé la question et le propriétaire a accepté de nous le louer. » Dès cet instant et avec l’aide de leur mari, Isabelle et Séverine, rejointes entre temps par Gaëtane, ont relevé leurs manches et se sont attelées aux travaux, investissant leurs économies.

« C’est une histoire de famille », informe les assistantes maternelles. Gaëtane est la belle-fille d’Isabelle. « Elle ne pouvait pas devenir assistante maternelle parce que son logement était trop petit. Elle ne pouvait pas avoir l’agrément. » La création de la Mam permet à la jeune femme d’avoir un emploi. Elle termine sa formation cette semaine, permettant aux Enfants d’abord, de proposer neuf places de garde. « Notre agrément, accordé par la PMI (protection maternelle infantile), nous permet de prendre en charge quatre petits par assistante maternelle. La capacité est calculée par rapport à la superficie. Mais nous accepterons trois enfants par personne par précaution. L’une de nous peut tomber malade par exemple. »

Revaloriser le métier

Très professionnelles, les trois assistantes maternelles sont vigilantes au respect des règles, ce qui leur a valu quelques moments de découragement. « Nous n’avions pas pensé à certains détails. Le nombre de démarches à faire pour créer une association nous a surpris également, explique Isabelle. Ce fut compliqué mais nous avons bénéficié du soutien d’Émergence 62, une structure qui soutient la création de projets comme le nôtre. Ils nous ont aidées à trouver une subvention auprès de la fondation Germinale. À la mairie, certaines personnes nous ont écoutées et nous ont évité d’avoir une contre-visite avec la PMI. Le relais d’assistantes maternelles a aussi été très présent. » Depuis le 10 septembre, les trois nounous affichent quasiment complet et sont très heureuses de leur nouveau fonctionnement.

« Cela valorise notre métier en plus, puisque nous ne travaillons plus chez nous mais sur un vrai lieu de travail. Cela nous permet de faire une coupure entre le travail et le retour au domicile », note Séverine. Elles peuvent désormais travailler dans des conditions pratiques et adaptées, puisqu’elles ont conçu elles-mêmes leur espace de travail et ont su l’adapter au mieux aux besoins des tout petits.

Mélanie LOUF

Source : L’Avenir de l’Artois du 13 octobre 2010