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LES BOUTS CHOU COM’A LA MAISON (Muret, 31)

Muret. Les assistantes maternelles ont leur maison

jeudi 17 février 2011, par Maryvonne

Nathalie Lanao, Mylène Balen et Valérie Bert, trois autres assistantes muretaines agréées, ont mis le cap avec elle vers la MAM « Les bouts chou com’à la maison ».

Elle n’en est pas peu fière, Isabelle Dumenil, de sa « maison des assistantes maternelles, la première ouverte en Midi-Pyrénées ». C’est elle qui en a eu l’idée. Après avoir travaillé des années dans des crèches, cette aide-éducatrice a voulu devenir assistante maternelle agréée. Mais sans voir sa maison envahie de jouets d’un bout à l’autre de l’année et en menant un travail pédagogique sur l’autonomie aussi suivi que dans les crèches. Une troisième voie s’ouvrait à elle : le regroupement d’assistantes maternelles dans une maison entièrement dévolue aux enfants. Une « MAM » telle que la décrit la loi du 9 juin 2010 mise en place par la secrétaire d’État à la Famille, Nadine Morano. Le nombre d’assistantes ne peut excéder quatre et chacune ne peut garder que quatre enfants.

Homolgation difficile

« Dans le sud de la France, les conseils généraux étaient réticents à donner les homologations. Je me suis accrochée. J’ai établi un règlement intérieur, un projet pédagogique. On m’a dit : trouvez une maison ». La tâche était encore plus difficile. « Les agences nous ont dit qu’on ne trouverait pas à cause des enfants. Heureusement une Muretaine, Marianne Ogor, a bien voulu nous louer sa maison ». Une villa de plain-pied, au sud de la ville, dans un quartier calme, avec un jardin, sécurisée et avec la climatisation réversible.

Pour adapter les lieux aux besoins des enfants, les assistantes ont mis la main à la poche : 8 000 euros pour Isabelle, 2 500 pour les trois autres. Sans compter l’huile de coude. « Il y a trois chambres, une salle d’activités, une salle de vie, une cuisine équipée, mais pas de télévision ni de planche à repasser au milieu du salon ». Et depuis l’ouverture le premier octobre, 16 enfants, le maximum autorisé. Sans aucune publicité. Neuf familles sont en liste d’attente, dont certaines « sont dans le besoin », soulignent-elles.

« Pour nous, c’est une réussite. Cela a été très dur, nous n’avons eu aucune subvention. Notre salaire a baissé, nous ne comptons pas nos heures, mais nous avons gagné le plaisir de travailler ensemble et l’impression de faire un travail de meilleure qualité ». En 2011, le conseil général estime devoir examiner cinq dossiers de création de MAM.

Contact : 11, rue du 11-Novembre. 05 34 35 19 94.

Source : La dépêche.fr