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LA MAM POPPINS (RENNES, 35)

La MAM Poppins gardera des enfants en septembre - Rennes

mardi 3 mai 2011, par Maryvonne

La loi est passée en juin dernier : des nourrices ont le droit de se regrouper en une maison d’assistantes maternelles. Trois Rennaises ont sauté sur l’occasion et créent la MAM Poppins.

Stéphanie Batti, Karine Davy et Isabelle Chambrier, trois assistantes maternelles dont deux auxiliaires de puériculture, ont décidé en janvier 2009 de se regrouper en une maison d’assistantes maternelles (MAM). « C’était une volonté de travailler ensemble dans une sorte de microcrèche », explique Stéphanie Batti, auxiliaire puéricultrice et qui possède l’agrément d’assistante maternelle depuis 2005.

Une « microcrèche », qui serait la première du genre à Rennes. « La première maison d’assistantes maternelles a été créée en Mayenne il y a dix ans, déclare Stéphanie Batti. Ça nous a donné l’envie de faire pareil. » Cinq projets de MAM sont en cours sur Rennes Métropole. « Il y en a une qui devrait ouvrir ce mois-ci à Fougères », ajoute Stéphanie Batti.

Jusqu’à neuf enfants

La MAM Poppins, comme toute maison d’assistantes maternelles, regrouperait quatre nourrices au maximum et pourrait accueillir jusqu’à neuf enfants en même temps.

Le but de cette MAM ? « Qu’on puisse s’occuper des enfants de l’une d’entre nous si elle est absente ou malade », explique Stéphanie Batti. « Ce qui était impossible vis à vis des assurances et de la loi auparavant », se réjouit Karine Davy, également auxiliaire de puériculture, dont l’agrément d’assistante maternelle est en cours.

Une loi passée en juin 2010, permet aux assistantes maternelles d’accueillir des mineurs dans un local autre que leur domicile. Une chose demeure : « On garde notre statut d’assistante maternelle et les parents restent nos employeurs », explique Karine Davy.

Logement en stand-by

Cependant le projet n’a pas encore abouti. Stéphanie Batti, Karine Davy et Isabelle Chambrier avaient trouvé une belle maison, l’avaient louée et avaient commencé à l’aménager. « C’est là que le conseil général nous a dit que ce logement n’était pas validé faute de non-respect des normes des MAM », regrette Karine Davy.

Les établissements recevant du public (ERP) n’ont en effet pas le droit d’avoir des chambres à l’étage pour des questions de sécurité. « On a perdu sept mois de loyer », déplore Stéphanie Batti.

Entre le loyer et l’achat d’équipements, comme des poussettes triples « qui coûtent chacune environ 800 € », les trois assistantes maternelles ont déboursé pas moins de 10 000 € : « Nous avons reçu 1 800 € d’aides ponctuelles au démarrage de la CAF après l’envoi de la première version de notre dossier, mais le reste c’est de l’autofinancement », souligne Stéphanie Batti.

Les péripéties continuent

Les trois associées devaient aménager en juin dans de nouveaux locaux de la rue du Puits Mauger, mais les péripéties continuent. « Les personnes qui louaient le logement avant nous ont eu un problème avec la maison qu’ils devaient acheter », déclare Stéphanie Batti.

Elles décident alors de se tourner vers Archipel Habitat qui gère des logements sociaux, et demandent l’aide de Didier Lebougeant, élu du quartier Centre de Rennes. Ce dernier doit appuyer la demande de la MAM Poppins auprès d’Espacil Habitat, afin qu’elles puissent exercer dès le mois de septembre. « C’est vraiment ce que l’on veut, alors on tient le coup », relativise Karine Davy.

Source : Ouest-France du 3 mai 2011