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PAS A PAS (Hazebrouck, 59)

Trois assistantes maternelles vont jouer la carte du regroupement à Hazebrouck

mercredi 24 novembre 2010, par Maryvonne

« Pas à pas », une vitrine unique à Hazebrouck, visible depuis peu rue de l’Hôpital. Ce n’est ni une crèche, ni une halte-garderie, mais un regroupement d’assistantes maternelles, qui devrait ouvrir d’ici peu. Trois quadragénaires hazebrouckoises ont décidé d’y unir leurs vocations. Patricia Protin, alias « Nanou », nous dit tout.

Comment décide-t-on de créer un regroupement d’assistantes maternelles ?

« L’idée est venue il y a deux ou trois ans. J’avais beaucoup de demandes pour soigner des enfants. Mais je n’ai que deux mains ! Je me suis dit que ce serait bien de travailler à plusieurs. Cela permet de contenter les familles et de faire travailler deux personnes, qui ne peuvent pas travailler comme assistante maternelle chez elles car il faut de l’espace pour faire ça. Alors j’en ai parlé à Gisèle Faes, d’Hazebrouck également, et à Rita Duhamel, de Dunkerque, qui ont aussi un agrément (d’assistantes maternelles). Cela leur a tout de suite plu. »

Qui sont ces femmes avec lesquelles vous vous lancez dans cette aventure, des amies ?

« Rita Duhamel est une amie très proche, depuis des années. Gisèle Faes travaille chez moi depuis cinq ans, comme employée de maison. Il y a une bonne complicité, une bonne entente entre nous trois. C’est plutôt familial, sans chichis. Tout pour le bien-être de l’enfant. Et toutes les trois au même niveau, pas de chef, rien de tout ça ! »

Quels avantages, concrètement, pour les parents ?

« D’abord, si une assistante est malade, une autre peut prendre le relais. Ensuite, les horaires : on commence à 6 h et on termine à 20 h, du lundi au vendredi. On peut aussi travailler le samedi et la nuit, sur réservations. Et c’est bien pour nous aussi, cela nous permet d’échanger entre adultes. »

Le regroupement s’appelle Pas à pas, quand fonctionnera-t-il ?

« C’est créé, tout est en place. On a les jouets et tout, mais on attend le feu vert de la Caisse d’allocations familiales, qui aide les parents financièrement, et de la PMI (Protection maternelle et infantile, un service du Département). Car il y a un règlement à suivre, point par point. Et nous nous plions bien sûr à chacune de ces exigences. Alors, on attend. Cela ne devrait plus tarder. Pour l’instant, j’exerce encore à mon domicile. »

Ce local où rien ne manque pour les enfants a tout d’une crèche, voire plus ?

« Mais ce n’est pas une crèche ! On ne doit pas employer ce terme. C’est un regroupement. On loue une maison rue de l’Hôpital, où on a organisé des coins sommeil, repas, bibliothèque, cuisine, ainsi que plusieurs ateliers (coiffure, garage, dessin, etc.). C’est le monde du bébé, de l’enfant, de l’apprentissage. Notre logo dit tout : c’est un bébé qui monte sur un cube. Pour nous, le cube, c’est la construction. Dans un cube, on évolue, on est à quatre pattes et tout d’un coup, on monte sur ce cube et on atteint le sommet... »

C’est un investissement important. Combien coûtera ce service ?

« Un investissement très important oui. De là à dire la somme... Les prix iront de 3,30 E à 3,50 E de l’heure, selon l’âge des enfants. » •

Source : La Voix au Féminin le 15 septembre 2010