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LA HUTTE DES LOUPIOTS (Dommartin Sur Vraine,88)

VOSGES : LA TOUTE PREMIÈRE MAISON D’ASSISTANTES MATERNELLES DU DÉPARTEMENT EN SURSIS À DOMMARTIN-SUR-VRAINE

mardi 3 mai 2016, par Maryvonne

On ne peut que s’étonner que la municipalité veuille récupérer des locaux, pour son propre fonctionnement. Alors que des subventions à hauteur de plus de 80 % ont été octroyées pour le fonctionnement d’une maison d’assistantes maternelles.

VOSGES : LA TOUTE PREMIÈRE MAISON D’ASSISTANTES MATERNELLES DU DÉPARTEMENT EN SURSIS À DOMMARTIN-SUR-VRAINE

Ouverte depuis la mi-septembre 2012 à Dommartin-sur-Vraine, la toute première Maison d’assistantes maternelles des Vosges semble vaciller sur ses fondements : des locaux que la commune veut récupérer.

DOMMARTIN-SUR-VRAINE

A l’origine, en 2011, un seul constat : afin d’offrir des solutions aux salariés des entreprises locales - et notamment la société des volets Thiebaut - et ceux de la maison de retraite Raynald-Merlin, deux assistantes maternelles qualifiées travaillent d’arrache-pied pour implanter en lieu et place de l’ancienne école du village de Dommartin-sur-Vraine, une MAM, Maison d’assistantes maternelles. Un projet lourd (plus de 165 000 €) qui nécessite la réhabilitation de locaux.

Grâce à un taux record de subventions (82 % !), le projet voit le jour le 15 septembre 2012 dans le cadre de ce qui constitue alors un nouveau mode de garde dans le département.

L’idée a depuis fait son chemin et aujourd’hui dans les Vosges, lorsqu’il s’agit d’ouvrir une MAM (à raison d’une tous les six mois environ), c’est à Dommartin-sur-Vraine que l’on s’adresse. Le référentiel MAM du département se fonde en outre sur celui de la localité de l’actuel canton de Mirecourt. Un projet autant social (douze enfants peuvent y être accueillis) qu’économique puisque trois assistantes maternelles y évoluent en fonction d’horaires « atypiques », c’est-à-dire suivant la demande des parents.

Un fonctionnement flexible (un jour par semaine ; de 2 à 5 jours par semaine ; par demi-journée ; à l’heure, etc.) qui semble satisfaire le plus grand nombre. Jusqu’à l’été dernier quand des tensions se font jour avec la municipalité. Des titres exécutoires seraient supprimés à compter du 1er août dernier et la MAM allait fermer ses portes entendait-on à l’époque.

Guerre psychologique « Or nous payons nos factures d’eau, d’électricité, d’enlèvement d’ordures ménagères… », précisent les assistantes qui ne comprennent pas. En outre, entre août et septembre 2015, le loyer versé à la commune (qui demeure propriétaire des locaux, lire encadré ) passe de 70 à 150 € par mois ! « On a dit oui pour essayer de calmer le jeu et ce, en dépit des dispositions de la Loi Pinel », poursuivent les assistantes qui craignent d’être mises petit à petit à la porte de « leur » maison. « C’est une guerre psychologique », entend-on à Dommartin-sur-Vraine. « Il faudra bien trouver rapidement un compromis, sans quoi le seul recours ultime pourrait être le tribunal », est-il même envisagé du côté des nounous.

Car « l’usage des locaux doit être à seule destination de maison d’assistantes maternelles et ne peut faire l’objet de salle de réunion, de mariage ou de bureau pour les élections », est-il précisé dans l’avis de la commission de sécurité signé par les services de la sous-préfecture de Neufchâteau. Avis que ne respecte cependant pas la municipalité qui célèbre dans la salle de motricité des mariages et y organise des élections. Au reste, le maire de la commune, Jean-Marie Marc ne s’en cache pas, qui précise directement aux intéressées dans un courrier daté du 22 mars dernier : « Après consultation du conseil municipal, j’ai décidé de ne pas suivre la commission d’arrondissement (car) les locaux font partie intégrante de la mairie (toilettes, bureau de vote et salle de mariage) comme cela était déjà le cas avant les travaux de rénovation. » Et de poursuivre : « Il a toujours été convenu que la commune mettait ses locaux à disposition de la Hutte des Loupiots mais que la commune pourrait utiliser ces locaux en cas de nécessité. Cela était stipulé dans la convention qui a été signée en 2013 à l’installation de votre MAM. »

La situation, on le pressent, apparaît pour le moins tendue. Aux autorités de trancher…

Olivier JORBA

Source : Vosges du matin du 24 avril 2016